Asus EeePad Transformer vs Ipad 2

Test Asus EeePad Transformer VS Ipad 2

Test de la tablette Asus EeePad Transformer

Nous y sommes : le test de l’Asus EeePad Transfomer, une tablette Android Honeycomb assez particulière… on peut lui ajouter un dock clavier qui lui permet d’atteindre 16 heures d’autonomie, mais surtout transformer cette tablette 10 pouces en véritable netbook avec un clavier complet AZERTY et un touchpad.

Julien de LesArdoises vient de publier un test très complet sur cette tablette, la tablette est passée entre ses mains d’expert. Même s’il termine le test avec un « Vivement Ice Cream Sandwich », il conclut en adressant le premier Honeycomb Award , une distinction pour cette tablette qui a su se distinguer de la masse. Pour lire le test, c’est par ici !

On ne va pas y aller par 4 chemins : l’EeePad Transformer tient toutes ses promesses et, pour un prix inférieur à la moyenne lors de sa sortie, se hisse au côté d’Acer dans la catégorie des meilleures tablettes sous Honeycomb/Tegra 2. Le constructeur a réussi à dompter le système de Google en lui ajoutant des fonctionnalités plaisantes tout en gardant une fluidité d’exécution qui, si elle n’est pas encore à la hauteur de celle d’un iPad, rend l’utilisation de la tablette très agréable.

Mais si Acer proposait ce qu’on fait toujours de mieux en terme de connectivité sur la tablette en elle-même, faisant de l’Iconia Tab A500 une tablette vraiment excellente et polyvalente, Asus a décidé d’innover en apportant le savoir-faire issu de son expérience « netbook ».

A ce titre, et puisque nous voulons encourager les constructeurs à aller dans le sens de l’innovation, nous adressons à Asus pour sa Transformer notre premier Honeycomb Award. Nous serons très avares sur ces petites distinctions et il faudra vraiment sortir de l’ordinaire pour en décrocher une. C’est exactement ce qu’a fait Asus : se placer un cran au-dessus de la génération Honeycomb/Tegra 2, non pas en cherchant des futilités (bisou LG) marketing, mais en proposant un véritable plus à son produit.

Sommaire :

Première partie – Ma vie de tablette : « moi, je ne fais pas comme les autres »

Deuxième partie : « Des petits trous, des petits trous, encore des petits trous »

1 – « Dans le port d’Amsterdam, y’a des cartes qui se montent »

2 – « … et dockus clavierum est. »

Troisième partie : avoir l’outil ne signifie pas savoir s’en servir (that’s what she…)

1 – La bureautique tac boom

2 – Internet et Navigation

Conclusion partielle

Quatrième Partie : Hey ho Les Ardoises, et si vous testiez une tablette tactile ?

Conclusion pour les flemmards  

Et pour les vrais qui veulent tout lire d’un coup, c’est là-dessous :

Première partie – Ma vie de tablette : « moi, je ne fais pas comme les autres »

Sous ce titre un brin obscur se cache pourtant la fameuse partie contemplative, celle qui fait de la discrimination faciale sur des objets, bref, l’étude en surface des différents composants. Vous me le reprochez souvent : quand j’écris une news à propos de la tablette d’Asus, il m’arrive de mettre en photo le prototype de la tablette au lieu de sa version définitive. Je l’admets : j’aimais beaucoup ce premier design aux nuances grisées. Mais il faut reconnaître qu’il n’était pas en accord avec la politique Honeycomb (il semblait y avoir un bouton en façade) et qu’il rapprochait un peu trop la tablette d’Asus de celle d’Acer.

Elle ressemble quand même beaucoup trop à l’iPad 3

Au lieu de cela, nous avons une tablette toute vêtue de… bronze ? C’est le premier mot qui me vient à l’esprit quand je regarde ce marron clair un brin brillant. Original, dans un monde où les tablettes sont souvent noires ou blanches, mais l’aspect général n’est pas déroutant. L’arrière restera noir, mais, pardonnez-moi l’affront chers lecteurs peintres, « noir clair » et, dans tous les cas, mat. La belle est livrée dans un écrin ultra compact qui comprend le strict minimum : un manuel d’une dizaine de pages, une carte de garantie, un chargeur/câble USB… et c’est tout. D’ailleurs, ce câble est vraiment trop petit, surtout quand on le compare aux 2 mètres du câble de la Playbook.

Je suis sûr qu’un spécialiste de Warhammer sera capable de me trouver la teinte exacte

Le dock reprend l’allure générale de l’ensemble en inversant les proportions : cette fois, le bronze domine et le « noir clair » est réservé aux touches du clavier. Peu de chance que vous soyez amenés à le retourner souvent, mais soyez sans crainte, Asus a pensé aux pieds anti-dérapant des netbooks traditionnels.

En l’absence de repère, il va vous falloir des yeux de lynx pour viser juste

Les deux composants s’assemblent parfaitement, vous vous en doutez, et quand Asus disait que la tablette devenait un véritable netbook, ils ne mentaient pas : même dans sa manière de réagir une fois refermée – la tablette se met en « veille » – le mode d’utilisation « netbook » est respecté. Transformée en netbook, on remarque deux choses. La première, c’est que l’ensemble est vraiment très fin. Si l’on ne compte pas les pieds, on arrive à 1,7 cm contre 2,5 cm pour EeePC Seashell 1015PE qui sera notre référence. Avec les pieds, on est à 2,1 cm pour la Transformer contre 3,2 cm pour l’EeePC.

Photo Garantie CTBProof©

Macbook Air exclu, il est assez rare si ce n’est impossible de trouver un netbook de 10 pouces (qui entre dans la catégorie 250 – 400€) aussi peu encombrant. Mais je vous annonçais deux choses, la deuxième est le problème directement lié à cette finesse record : les pieds sont trop petits et lorsque vous ouvrez la tablette pour l’utiliser, ça coince. Il faut donc la surélever légèrement pour faire la manipulation, ce qui n’est pas forcément dérangeant, mais cela reste un mouvement dont nous n’avons pas l’habitude.

Pas de jaloux : le dock et la tablette font strictement la même hauteur

Vous l’avez compris : ouverte, la Transformer ne repose plus sur ses pieds arrière, mais sur son support. Ce système est suffisant pour nous embêter lors de l’ouverture mais le tout n’est pas assez prononcé pour gagner en confort : contrairement à un EeePC, surélevé par sa batterie, la tablette n’est que très peu inclinée vers l’avant. Cela dit, entre nous, même si la plupart des utilisateurs aiment bien avoir un clavier penché vers l’avant, les spécialistes des micro-lésions dans les doigts et les poignets et les constructeurs de claviers ergonomiques vous diront que la position idéale est un clavier penché vers l’arrière, qui laisse les poignets reposés et non « cassés ». Comme je fais partie de ces gens bizarres qui ont un clavier que personne ne veut utiliser, la non-inclinaison de la tablette ne me gêne pas du tout.

L’un est droit, l’autre penché vers l’avant

Pour ce qui est des matériaux composant l’ensemble, on a, à vue de doigt, un ensemble finement agencé de plastique mat au revêtement anti-dérapant et d’aluminium brillant. La tablette en elle-même est plus fine que celle d’Acer et pour cause : elle ne s’encombre pas des nombreuses connectiques proposées par sa rivale, laissant cette tâche à son dock. La prise en main est très agréable : la tablette n’est ni trop légère ni trop lourde et l’on peut très bien la tenir d’une main et l’utiliser de l’autre ou la faire reposer sur un coussin quand on l’utilise au lit.

L’ensemble tablette-dock ne pèse pas plus lourd qu’un netbook, les deux parties faisant peu ou prou le même poids, cela nous amène à multiplier par deux les 684 grammes de la tablette : 1,3 kilos pour l’ensemble, ce n’est pas énorme. L’EeePC est annoncé à 1,2 kilos, mais honnêtement, à bout de bras, je ne sens pas la différence.

Des sales tâches de doigt et plus de fenêtre que d’écran ? Oui, c’est bien un écran brillant !

Enfin, pour conclure cette partie sur le ressenti et l’aspect visuel de la tablette, notons un point qui, cette fois, la place loin devant son confrère le netbook : le dock de la tablette n’est qu’un clavier posé sur une batterie, du coup, il n’est pas fonctionnelà proprement parler, du coup bis, il ne chauffe pas ou très peu. Dans un EeePC traditionnel, vous avez le disque dur qui chauffe énormément, mais aussi la ventilation qui vous envoie de l’air chaud : très peu confortable sur un lit qui a tendance à devenir une fournaise, ou sur un ventre, qui a tendance en été à ne pas aimer 30 degrés de plus que les 30 degrés ambiants.

Deuxième partie : « Des petits trous, des petits trous, encore des petits trous »

1 – « Dans le port d’Amsterdam, y’a des cartes qui se montent »

Belle déduction, nous allons parler connectique et tant qu’à faire, nous profiterons de cette partie pour examiner en détail le dock. Encore une fois, il y a deux types extrêmes de tablettes tactiles : celles qui ont des trous partout et se prennent un 10/10 en connectivité, la moitié en design, et celle qui ont un port propriétaire unique, obligeant le croquant à acheter une extension pour chaque usage. Encore des divisions dans cette dernière catégorie : il y a ceux qui s’orientent vers du MHL sur USB, d’autres vers du MHL sur port propriétaire, d’autres vers une connectivité propriétaire sur un port propriétaire, bref, c’est le bordel.

Toujours plus : voici 40 pins. PIN. Au pluriel.

Dans cette histoire, Asus a fait le malin en proposant un peu des deux solutions : il y a un port propriétaire qui permet de recharger la tablette, de la connecter en USB ou de la docker, mais on trouve également sur le côté droit un port mini-HDMI, un port micro-SD et une sortie jack. Le minimum conventionnel et après tout, tout ce dont on a besoin pour utiliser une tablette tactile comme un outil multimédia.

Mighty Mutant Crow System Double Super Delirium Helium Canon

Mais rassurez-vous amoureux de la connectique, Asus avait un espace « dock » à rentabiliser, et il n’y sont pas allé de main morte. Sur le côté gauche, on va trouver une nouvelle entrée pour le port propriétaire qui permet de charge le dock et la tablette si elle est connectée (la tablette se chargera, puis le dock). On a sur la même tranche le premier port USB « host » comme on dit, vous permettant de brancher au choix une souris, un disque, dur, un joypad, une clef usb, un caillou usb, un doigt usb etc. Asus a sacrifié le côté pratique sur l’autel du design en jugeant bon qu’il y ait un cache sur ces ports : l’enlever, le maintenir ouvert et insérer un périphérique USB n’est pas chose aisée, le cache étant assez mal foutu et venant systématiquement se repositionner si on a le malheur de le lâcher.

http://www.youtube.com/watch?v=YFPvNLRu9Ic&feature=player_embedded

War… war never changes…

Son jumeau se trouve sur le côté droit du dock, avec en bonus, chose rare sur tablette tactile un port MMC-SD-SDHC. Très pratique pour les photographes qui n’auront pas besoin d’utiliser un adaptateur USB ou pire, de transférer leurs photos sur un ordinateur (baaah sale !) puis de les copier sur une carte micro-SD. Petite réflexion au passage : avec ces 2 ports pour augmenter la mémoire, je ne vois pas bien l’intérêt de dépenser plus d’argent pour une version 32 Go de la tablette. On trouve des cartes micro-SD de 32Go pour une cinquantaine d’euros, moins encore pour des cartes SDHC basiques.

En somme, en prenant une tablette 16 Go, vous économisez 100€ sur le prix total. Pour moins de 100€, vous pouvez vous débrouiller pour acheter 2x32Go de mémoire flash amovible, utilisables sur tous vos produits numériques. Puisqu’on est dans les prix, sachez que la version avec clavier, que je vous recommande chaudement, coûte 100€ de plus que la version sans clavier. Le dock seul est annoncé à 150€ par Asus pour la rentrée, mais le constructeur vous offre jusqu’au 30 septembre 50€ de remise. Du coup, pour l’instant, vous avez le choix, vous ne perdrez pas d’argent en achetant la version simple.

Cette photo n’a rien à voir avec les paragraphes qui l’encadrent

Oh, et pour ceux qui se posaient la question : n’importe quelle tablette fonctionne avec n’importe quel dock (AZERTY, QWERTY, QWERTZ) et dans le pire des cas, il est  possible de flasher une ROM d’un autre pays. Si vous avez l’occasion d’acheter votre tablette aux US pour avoir un taux de conversion dollars-euros avantageux mais que vous voulez un clavier AZERTY, n’hésitez pas.

2 – « … et dockus clavierum est. »

Mais alors, ce clavier, que vaut-il ? Comme annoncé, notre cobaye qui nous servira d’élément de comparaison est un EeePC 1015 PE disposant du clavier qui a, de l’aveu même d’Asus, inspiré celui de la Transformer. On est tenté de dire que, plus qu’une inspiration, le clavier de la Transformer est une véritable copie : les touches sont disposées exactement de la même manière et ont les mêmes proportions au millimètre près. Tant mieux, car si l’on se réfère à notre spécialiste français du netbook, Pierre de Blogeee, le clavier du 1015PE était à l’époque de sa sortie ce qui pouvait se faire de mieux en terme d’ergonomie.

Et si on faisait la mise au point sur le bord de la tablette pour montrer le clavier ? C’est bien, tu est un bon mode automatique.

Je ne peux qu’être d’accord : j’ai utilisé mon EeePC pour prendre des notes et écrire des articles pendant toute une année et j’ai dû produire grâce à lui plus de 500 pages de texte. Retrouver l’agencement de ce clavier presque sans défaut sur l’Asus Transformer est un vrai plaisir. Souvent, quand vous achetez un dock clavier pour une tablette tactile, vous vous retrouvez avec un clavier amputé et aux proportions réduites qui, certes, convient pour surfer, mais n’est pas du tout agréable pour une prise de note à un rythme soutenu ou pour la rédaction.

Enlevez les touches, sélectionnez la forme, copiez, collez, it’s a Revolution !

Notez la finition exemplaire de l’ensemble dock et tablette : si vous regardez un netbook de près, vous vous apercevez que l’écran est un peu enfoncé dans le châssis pour qu’il ne vienne pas directement toucher le clavier, évitant ainsi qu’il ne s’imprimasse sur icelui. Sur une tablette tactile, c’était impossible : la dalle tactile est plate et recouvre l’écran jusque sur ses bords. Asus a donc inversé le dispositif : le clavier est tout juste assez enfoncé dans le dock pour qu’il ne touche pas l’écran une fois la tablette repliée. Malin.

Le Fn ne sert à rien, surtout quand il se dédouble et prend la place d’autres trucs plus intéressants. Comme dans la vraie vie.

Asus a fait profiter sa tablette de son expertise dans le domaine des netbooks, et on ne peut qu’apprécier la démarche. Mais au-delà de l’aspect général du clavier, similaire à celui de l’EeePC, on remarque de petits changements sur les touches elles-mêmes. Oui, Asus a fait un boulot remarquable en adaptant toutes les fonctions dont on pourrait avoir besoin sur Honeycomb. Et c’est là qu’on s’aperçoit que le clavier n’est pas un simple accessoire mais a été pensé pour ne faire qu’un avec la tablette. Petite revue.

  • – En lieu et place du bouton « escape » qui n’a aucun sens sur Android, Asus propose le bouton « retour » qui vous permet de revenir en arrière dans les menus d’une application jusqu’à la fermer.
  • – On trouve ensuite 5 touches classiques qui correspondent aux touches de fonction d’un netbook : Wi-Fi on/off, Bluetooth, touchpad on/off, luminosité moins, luminosité plus.
  • –  Différence par rapport à un netbook, le bouton suivant permet de laisser le capteur de lumière ambiante régler la luminosité de l’écran : bah oui, pourquoi se priver de cette fonction ?
  • – La touche d’après m’a fait beaucoup plaisir et ravira ceux et celles d’entre vous amenés à tester des applications : elle permet de prendre une capture d’écran. Banal sur PC, cette fonction n’est pas toujours présente sur Android. Sachez que sans le clavier, vous pouvez configurer dans les paramètres le bouton « sélecteur d’application » de l’interface pour qu’un appui long permette également de prendre une capture : bien pensé !
  • – Suivent deux boutons d’accès rapides dédiés à Android : le premier lancera le navigateur, le deuxième vous amènera à l’écran des paramètres.
  • – Les 6 touches suivantes sont classiques aussi et correspondent aux contrôles des lecteurs multimédia.
  • – La dernière touche « fonction » est aussi spécifique à Android : elle vous permettra de bloquer et de débloquer l’écran.

Voilà pour le haut de l’appareil : des fonctions tout à fait plaisantes et bien pensées qui prouvent que le dock n’est pas qu’une copie d’un clavier traditionnel, mais bien un dock faisant de la tablette tactile un « netbook sous Android ». Trois touches encore sont dédiées au système d’exploitation : la touche « Windows » ou « Pomme » devient une touche « Home » qui vous ramène au bureau Android, la touche « clic droit » (vous savez, celle que vous n’utilisez jamais, si tant est que vous connaissiez son existence) a été remplacée avantageusement par une touche menu, et la touche « alt » gauche devient un bouton « recherche » qui lance à l’écran la recherche Google. Bah oui, pas besoin de faire ctrl-alt-del, pourquoi garder la touche ?

« Eh oui nous survolons actuellement une magnifique réserve naturelle de touches de clavier » – N. Hulot

Deux déceptions au niveau de cette disposition orientée Android : d’une part, la disparition de la touche « suppr » au profit de la touche « lock ». Vous ne pourrez décidément pas faire de ctrl-alt-suppr, mais c’est fâcheux, j’utilise cette touche au moins autant que la touche « effacer ». Deuxièmement, Asus a cru bon de dédier 2 touches à « Fn », censées, sur un clavier traditionnel, déclencher les fonctions secondaires de certaines touches. Sur le clavier de la Transformer, il y en a en tout et pour tout quatre, ce qui fait 2 touches « Fn » pour 4 fonctions un brin inutiles (pages suivante/précédente, fin et début). Une de ces touches aurait pu recevoir la fonction lockscreen, ce qui aurait permis de conserver la touche suppr. Dommage, dommage…

Un doigt, c’est bien. Deux doigts, c’est toujours mieux !

Du côté du pavé numérique, sachez qu’il est dual-touch, vous permettant d’utiliser les fonctions tactiles directement : à deux doigts, vous faites glisser les bureaux pour naviguer ou vous zoomez sur les photos et les pages web. Même si on peut cliquer avec, Asus a ajouté deux boutons non-tactiles, comme sur un netbook après tout. Si le bouton gauche fait ce qu’on attend de lui, le bouton droit ne sert pas à grand chose : il fait double emploi avec le bouton « retour ».

Troisième partie : avoir l’outil ne signifie pas savoir s’en servir (that’s what she…)

Tout ça, c’est bien beau me direz-vous, mais Android Honeycomb 3.x (et je crois que la tablette d’Asus a connu toutes les versions de l’OS) n’est pas un système d’exploitation traditionnel, et est adapté à une utilisation tactile. Ce que fait Asus, c’est un peu le contraire de ce que sont les tablettes Windows 7 aujourd’hui, cherchant à tactiliser (je le dis si je veux d’abord) un OS s’utilisant au clavier et à la souris. Et bien, messieurs-dames, roulements de tambours : je suis globalement conquis.

Gloire aux constructeurs qui pensent à ajouter une fonction capture d’écran

C’est là en fait qu’on sent toute la puissance d’un constructeur issu du milieu « PC » : il peaufine son jouet et connaît parfaitement le cahier des charges à remplir pour rendre l’utilisation optimale. Cette expérience de longue durée, trop de constructeurs issus du monde de la téléphonie ne l’ont pas.

Parce qu’on pourrait presque parler d’un exploit : Asus a réussi à rendre très confortable l’utilisation d’Honeycomb avec un duo clavier/souris. Je ne saurais dire quels ajouts ont été implantés par Asus et quels autres sont natifs, ce qui impliquerait que le système de Google ait été prévu pour un dock, mais le résultat est vraiment très plaisant.

Ceci n’est pas un cowboy dans les toilettes d’un train vu de dessus

Si l’on prend les touches de fonction dont je vous ai parlées dans la partie précédente, elles déclencheront toutes à l’écran une petite animation qui n’est pas celle d’Honeycomb.

De même, on pourrait se demander comment naviguer avec un touchpad ou une souris sur un système qui considère nos doigt comme le seul périphérique possible. Et bien là encore, il y a une adaptation bienvenue du système : quand vous utilisez le touchpad, un cercle apparaît à l’écran en guise de pointeur. Vous utilisez deux doigts pour changer de bureau ou zoomer ? Les cercles reproduisent vos mouvements à l’écran.

Jusqu’à l’insupportable bouton « vous pouvez désormais retirer ce périphérique en toute sécurité » : tout y est !

C’est véritablement excellent et on redécouvre Honeycomb, transformé en un système non tactile. Et c’est là aussi qu’on peut s’apercevoir d’un avantage sur les autres OS : le système de bureaux, les widgets et les nombreux paramètres prennent tout leur sens dans une utilisation « ordinateur » d’Android. Il y a en fait beaucoup plus de similarités entre un OS bureau de type Linux/Windows/MacOS et Honeycomb qu’entre ces mêmes OS et les autres systèmes d’exploitations tactiles.

J’étais loin de me douter, avant de tester la Transformer que Honeycomb était un OS aussi hybride et je me rends compte seulement maintenant à quel point il peut faire de sa faiblesse (trop brouillon, trop complexe) une force. En tout cas, Asus a réussi à le démontrer.

C’était une considération générale sur l’OS en lui-même, venons-en à des cas particuliers.

1 – La bureautique tac boom

Aïe, sujet épineux. Bien souvent, le netbook est l’achat de rentrée d’un étudiant qui a choisi, tel une télévision, de passer au tout numérique. Dès lors, la suite bureautique compte énormément. Il y a des partisans de l’ouvert LibreOffice et des fanboys d’Office, mais soyez objectifs un instant : vous pouvez faire exactement la même chose avec l’un ou l’autre.

Je ne serai satisfait que lorsque j’aurai ça sur tablette tactile

Si on tient ces deux suites bureautiques pour des références, vous ne trouverez rien, et je dis bien rien d’équivalent sur Android. Je me demande même si un équivalent existe sur n’importe quel OS mobile. Et c’est là qu’on comprend la force à venir de Windows 8 dans nos chaumières…

Alors comment dire euh… on en est loin. Bougez-vous ! Windows 8 arrive !

Sur la Transformer, l’application Polaris Office en version complète est préinstallée et le choix est bon : c’est une des références sur Android. Mais quand on arrive sur l’écran d’un document texte, on ne peut que s’apercevoir de la pauvreté des options disponibles par rapport à un éditeur de texte classique.

Oh, c’est bien mieux qu’avant hein et vous pourrez faire des tas de choses banales, mais ne vous attendez pas à des merveilles non plus. Déjà, oubliez par exemple les raccourcis maintenant ultra classiques : ctrl+i pour l’italique, ctrl+b pour les caractères en gras… aucun ne fonctionne.

Unbelieveable ! Vous pourrez insérer un véritable appareil photo ! Une note par contre, c’est trop demandé.

Oubliez aussi la mise en page précise : pas de règle pour déterminer où débute le texte, pas non plus d’ajout de note ou de commentaire dans les paragraphes. Vous aurez bien un menu « paragraphe », mais il est nettement trop complexe pour être utilisé de façon optimale.

Mais sans plus attendre, voici un test effectué en live, pour vous montrer les performances (ou les contre-performances) de cette tablette en mode écriture. Le protocole est le suivant :

  • – J’ai sous les yeux un texte que je vais taper le plus rapidement possible.
  • – Une fois tapé, je dois le justifier et déplacer la marge de quelques centimètres sur la droite.
  • – Enfin, je dois copier et coller une phrase du texte en dessous de celui-ci.
  • – Etant habitué au traitement de texte et à la prise de note, je n’ai qu’un essai et la vidéo que vous voyez correspond à ma première tentative.
  • – But recherché : montrer à la fois les différences d’ergonomie (confort de frappe + réponse de l’écran à la frappe) et d’accessibilité (trouver les options rapidement pour faire ce que je veux).

Voici les vidéos séparées et le lien vers Youtube Mashup pour les voir en même temps.

http://www.youtube.com/watch?v=n2neHC2Ayk8&feature=player_embedded

EeePC 1015 PE

http://www.youtube.com/watch?v=Nu-Rlb6GlGk&feature=player_embedded

EeePad Transformer

Excusez la faute à « retrouve », j’avais les yeux sur le texte, et ça n’avait pas de sens si je ne laissais pas la première version de chaque test.

On constate alors plusieurs choses. D’abord, comme prévu, la mise en page est bien lourde sur Polaris Office où il faut à chaque fois passer par des menus. Mais c’est la même chose pour la sélection : vous ne faîtes pas un clic appuyé pour sélectionner, mais un double clic, puis vous étirez la zone à sélectionner. Ctrl+C Ctrl+V fonctionne heureusement. On remarque aussi que je me suis fait avoir complètement inconsciemment par la touche « suppr » absente. Enfin, les accents circonflexes, fierté de notre belle langue, réagissent vraiment bizarrement : normalement, vous appuyez sur l’accent puis sur la lettre, qu’importe le temps écoulé entre les deux. Là, il faudra faire du « presque simultané », très imprécis.

Zéro quoi hein ? Comment je devine que ce sont des millimètres ? 

Du côté des bons points, vous ne pouvez pas le voir, mais c’est extrêmement agréable de taper sur ce clavier et contrairement à ce que j’avais pu lire (peut-être les tablettes n’étaient pas encore sous Android 3.2), l’application est très réactive, il n’y a pas vraiment de latence entre l’appui de la touche et l’apparition de la lettre. Vous avez sûrement remarqué quelques lettres manquantes sur la version Transformer : est-ce moi ou la tablette ? Je ne saurais le dire.

Pour ce qui est des autres composants de la suite bureautique, je ne pourrais pas être aussi précis qu’avec le traitement de texte : j’ai utilisé des tableurs de façon sommaire (pour vous dire, le plus aisé à utiliser reste pour moi celui de Google Docs…) et les présentations PowerPoint, ce n’est clairement pas ma tasse de thé.

Il y avait la place dans la barre des tâches, pourquoi faire un menu si abscons ?

Les tableurs ont les mêmes défauts que les textes après tout : on subit le manque de raccourcis clavier et surtout, adieu les fonctions un brin complexes. Si vous avez un stock de macros sous Excel, vous ne pourrez pas vous en passer non plus et l’automatisation des tâches n’est pas un point fort de Polaris…

+de 60 ans compliant, Polaris Office leur permettra de polluer le net en s’envoyant des .pps ridicules

Du côté des « présentations », vous pourrez faire des choses simples, des diaporamas avec vos photos de vacances par exemple ou des présentations professionnelles sommaires, mais n’espérez pas faire le slide-show du siècle. De même, on aurait pu penser que ce serait génial d’avoir à disposition toutes les photos présentes sur notre PicasaWeb : raté, il faut que la photo soit présente physiquement sur votre tablette, cela ne lui viendrait pas à l’idée de télécharger celles de votre galerie.

Les erreurs, elles, sont explicites

Je crois qu’il reste énormément à faire du côté de la bureautique sur tablette si les tablettes tactiles espèrent un jour effectivement « remplacer les ordinateurs ». Pour l’instant, c’est tout juste suffisant pour de la prise de note simple, des tableaux plus esthétiques que fonctionnels et des présentations banales. Il manque énormément de raccourcis clavier et on regrette la gestion hasardeuse des caractères spéciaux. Comme vous avez pu le voir sur les vidéos : j’ai mis à peu près 2x plus de temps à saisir et formater mon texte sur Transformer alors que j’ai tapé le texte un brin plus vite, le connaissant mieux après l’avoir tapé une première fois sur EeePC.

2 – Internet et Navigation

Autre point important dans l’usage d’une tablette comme d’un netbook, la navigation internet. Encore une fois, essayons d’imaginer ce qu’on pourrait faire sur internet dans un cadre professionnel… oh tiens, écrire des articles sur WordPress, par exemple ? Testons… Notez que j’utilise Dolphin Browser, mais que les résultats sont plus ou moins similaires avec le navigateur classique.

OMG ! WordPress qui se met à troller ! Et si vous êtes attentifs, vous verrez qu’il y a inception de troll. Je vous laisse réfléchir. #mindfuck

Première déconvenue : vous tapez votre nom d’utilisateur, vous appuyez sur « tab » pour aller au mot de passe, et bien non, sur Dolphin, cela ouvre le champ de recherche. Passons, cela fonctionne normalement sur le browser Honeycomb. On accède à l’interface desktop, ce qui n’est pas plus mal. Ici, on pense que l’on va pouvoir faire à peu près tout ce qu’on veut, notamment grâce au support de Flash par Android. Par exemple, l’interface d’ajout d’image est par défaut en Flash, mais pas de problème pour cette machine.

C’est bien beau de vanter la compatibilité avec flash s’il est pas fichu de faire ce qu’on lui demande…

Malheureusement, cela ne fonctionne pas et la touche « parcourir » nous amène sur une erreur. On passe donc sur la méthode dite « navigateur » : bingo, on peut uploader une image se trouvant sur la tablette, via la galerie ou l’explorateur de fichier préinstallé par Asus. Par contre, encore une fois, ne comptez pas uploader une photo qui se trouverait sur votre compte PicasaWeb.

Le reste fonctionne tout à fait convenablement et bizarrement bien mieux sur le navigateur stock que sur Dolphin. Comme quoi, Honeycomb n’est pas si buggé.

… comme là, par exemple. A quand une bonne appli’ Vimeo ?

Sinon, le navigateur se connecte très bien en local et supporte des interfaces lourdes – pour ne pas dire excessivement chiantes – comme celle d’un ReadyNAS, c’est-à-dire qu’il ne rechignera pas à vous faire poper des boîtes de dialogue et à attendre que madame l’interface ait décidé de changer de menu. J’ai du mal à appeler ça un « fun fact », mais c’est presque plus lent sur mon PC de guerre sous Chrome…

Là, j’étais quand même pas mal impressionné. Les connaisseurs savent.

Du côté des mails, agenda ou GPS vous connaissez l’histoire : point de salut (ou difficilement) sans un compte Gmail parfaitement configuré, qui, au pire, pourra faire office de centrale pour vous autres comptes. Là, on entre en territoire Googlesque et la qualité est au rendez-vous. Toutes les applications Google sont particulièrement soignées et ergonomiques. Je crois ne pas m’hasarder trop loin en disant que c’est ce qui se fait de mieux dans leur catégorie, tous OS mobiles confondus : les concurrents peinent à rattraper l’efficacité de Gmail ou Maps par exemple.

Dernier né de GoogleLand : Reader pour Honeycomb

Le clavier apporte un confort évident pour la rédaction, mais les applications étant vraiment bien conçues, leur ergonomie est bien plus adaptée à une navigation tactile : les boutons sont gros, les menus réagissent aux gestes à l’écran, les « ascenseurs » qui n’ont pas d’utilité dans une interface tactile sont trop petits pour un pointeur.

Conclusion partielle

Pour résumer cette section de test du clavier dans une situation de travail, on peut dire que la Transformer dépasse toutes ses concurrentes avec un clavier extrêmement bien pensé et agréable à utiliser. Cependant, pour tout ce qui ne dépend pas d’Asus et notamment au niveau des applications Honeycomb, le tableau n’est pas tout rose. J’attends impatiemment une suite bureautique aussi complète que LibreOffice ou un véritable navigateur (je me demande toujours pourquoi Google n’utilise pas une version standard de Chrome sur ses tablettes…).

En fait, Asus a proposé une tablette innovante, légitimant l’achat d’une tablette tactile en donnant un argument professionnel, mais il faut admettre que le reste de l’écosystème reste trop ancré dans les applications ludiques. Si la prise de note doit être possible pour un étudiant, ce n’est pas avec une Transformer qu’il rédigera un mémoire ou une thèse, pas plus qu’un comptable pourra créer des tableaux de calcul complexes. Pour tout le reste, l’utilisation dockée de la Transformer est vraiment exemplaire et Honeycomb s’avère être un système véritablement polymorphe, aussi agréable à utiliser sur un netbook que sur une tablette tactile.

Quatrième Partie : Hey ho Les Ardoises, et si vous testiez une tablette tactile ?

Comme je l’ai dit en introduction, ce test arrivant un peu tard, j’ai essayé d’accentuer la partie « dock », mais je conviens qu’il faut dire quelques mots de la tablette tactile en elle-même. Après tout, c’est censé être notre spécialité.

Un e-reader qui simule l’aspect d’un véritable livre un peu jauni… manque plus que l’odeur !

Et pourtant, qu’en dire ? Lors de la présentation des futurs modèles, le PDG d’Archos s’est un peu moqué de la concurrence en donnant à toute la gamme de tablette Android le surnom de « tablette X ». Il n’a pas forcément tort : toutes ces tablettes sont similaires du côté des caractéristiques techniques et de fait, ont toutes des merveilles et des lacunes similaires.

Du côté des merveilles, j’ai commencé un peu à en parler dans la partie précédente, mais globalement, toute la suite Google est exceptionnelle. Ne croyez pas ceux qui vous disent qu’Android 3.2 ne change rien, c’est faux ! Depuis que j’ai la tablette, qui a été mise-à-jour dès l’allumage, je n’ai eu aucun force close. Unbeliveable, n’est-ce pas ?

Too long to read : je ne fais pas confiance aux gens qui utilisent deux points d’exclamation et du rose de toute façon

Tout est vraiment stable et les applications officielles n’en sont que plus agréables à utiliser, que ce soit la Galerie synchronisée avec votre compte Picasa, Youtube ou encore le récent Reader pour suivre vos flux RSS.

Google Music : comment faisait-on avant déjà ? 

Pour les privilégiés (qui commencent à être nombreux maintenant) qui ont un compte Google Music, pas besoin de télécharger l’application sur un site tiers à cause d’une indisponibilité dans votre région : c’est celle qui est installée directement sur Honeycomb. Il vous suffira de synchroniser votre compte gmail, et hop, toute votre discothèque sera accessible en streaming pour peu que vous ayez un réseau Wi-Fi.

Du côté des applications ajoutées par Asus, elles ne sont pas légion, mais ont toute un sens :

  • – MyLibrairy est un lecteur qui, pour une fois, n’est pas l’éternel KoboBooks rebrandé à toutes les sauces, mais un e-book reader qui me semble unique. En tout cas, il est vraiment très bien fichu, les animations sont léchées et, hell yeah, les livres proposées à l’achat par « Asus@vibe » sont en français ! Bon il y en a peu, mais c’est un pas de géant en comparaison du néant des autres boutiques…
  • – MyNet est un classique explorateur de périphérique Wi-Fi/DLNA. Vous pourrez accéder à vos dossiers partagés, votre Freebox, votre NAS ou que sais-je encore et bien évidemment, partager le contenu de votre tablette
  • – MyCloud est, comme son nom l’indique, un service de stockage offert par Asus à ses clients pendant un an. Il y a trop de « ! » dans les descriptions, cela doit cacher quelque chose de néfaste. Comme il fait double emploi avec Dropbox, je ne me suis pas penché dessus plus que ça.
  • – Goodies, inutiles donc indispensables, Asus a ajouté quelques fonds d’écran dont le fameux fond d’écran animé « glaçons ».

Equipée d’un processeur Tegra 2 de chez nVidia, la tablette a accès à la Tegra Zone sans besoin de bidouiller quoi que ce soit. Les jeux Tegra sont généralement plus beaux et plus intéressants que la moyenne. Personnellement, j’adore Pinball HD qui propose une table de flipper similaire (quoique sous-marine) au célèbre Pinball Windows. Moment nostalgie.

Si j’avais su qu’un flipper pouvait proposer des répliques de nanards : « oh et n’essayez pas de flirter avec moi, je ne suis qu’on conseiller électronique » « ah oui ? »

Mais qui dit Tegra 2 dit aussi impossibilité de lire des vidéos HD high-profile. C’est toujours en partie vrai, mon gros lapin  de référence ne passe toujours pas en 1080p, mais reste étonnamment correct à regarder en 720p. C’est à des kilomètres par exemple de ce que proposait l’Optimus Pad qui se vantait de lire des « contenus HD 1080p », incapable de lire la moindre vidéo en dehors des siennes…

La webcam est exactement de l’autre côté : on ne dirait pas comme ça, mais dans le monde d’Android, c’est un exploit

Du côté du chat vidéo, notamment par l’excellent Google Talk, hallelujah ! Les développeurs d’Asus n’ont pas été touchés par la maladie dégénérative qui a touché les ingénieurs d’Acer et de LG : la webcam est au bon endroit ! En plus, comme on le disait dans un billet, Asus intègre en plus une technologie de compression maison, qui permet en gros de conserver un flux émis fluide tout en optimisant le transfert. Cela marche très bien.

11h que je suis sur la rédaction de ce test en pleine chaleur… rien de tel que des glaçons virtuels Asus pour terminer. Ou pas hein…

Pour tout le reste, je crois que mes collègues partout sur internet ont fait leur travail et vous ont déjà appris ce que vous vouliez savoir : Honeycomb reste Honeycomb. Il manque toujours des applications sexy, la gestion en tâche de fond n’est pas optimale, on ne peut toujours pas fermer une application manuellement… bref, le système de Google est un coup de maître, mais reste un coup d’essai.

Je ne vais donc pas m’étendre plus longtemps sur ce test déjà trop long et si vous avez des questions précises sur Honeycomb en lui-même ou sur la tablette en général, je vous invite à les poser dans les commentaires.

Conclusion pour les flemmards

On ne va pas y aller par 4 chemins : l’EeePad Transformer tient toutes ses promesses et, pour un prix inférieur à la moyenne lors de sa sortie, se hisse au côté d’Acer dans la catégorie des meilleures tablettes sous Honeycomb/Tegra 2. Le constructeur a réussi à dompter le système de Google en lui ajoutant des fonctionnalités plaisantes tout en gardant une fluidité d’exécution qui, si elle n’est pas encore à la hauteur de celle d’un iPad, rend l’utilisation de la tablette très agréable.

Mais si Acer proposait ce qu’on fait toujours de mieux en terme de connectivité sur la tablette en elle-même, faisant de l’Iconia Tab A500 une tablette vraiment excellente et polyvalente, Asus a décidé d’innover en apportant le savoir-faire issu de son expérience « netbook ».

A ce titre, et puisque nous voulons encourager les constructeurs à aller dans le sens de l’innovation, nous adressons à Asus pour sa Transformer notre premier Honeycomb Award. Nous serons très avares sur ces petites distinctions et il faudra vraiment sortir de l’ordinaire pour en décrocher une. C’est exactement ce qu’a fait Asus : se placer un cran au-dessus de la génération Honeycomb/Tegra 2, non pas en cherchant des futilités (bisou LG) marketing, mais en proposant un véritable plus à son produit.

Ce n’est évidemment pas parfait, le test en témoigne à plusieurs reprises, mais c’est plutôt du côté de Google qu’il faut râler. Asus fait son boulot avec la rigueur d’un constructeur dont la renommée n’est plus à refaire ; il suffit de voir leur politique de mise-à-jour, presque instantanée, quand d’autres tablettes attendent encore 3.1…

Bref, tout cela augure de l’excellent à venir pour leur futur modèle en Tegra 3 !

On retiendra : 

  • – L’innovation et l’intégration du dock clavier
  • – La redécouverte de Honeycomb en mode netbook : il y a un potentiel insoupçonné !
  • – Le clavier en lui-même : ce qui se fait de mieux sur netbook, avec des fonctions Honeycomb
  • – Le nombre incroyable de ports avec le dock
  • – Le suivi d’Asus pour les mises-à-jour
  • – Le design sobre mais efficace
  • – Les applications Google en général et leur ergonomie exemplaire
  • – La batterie hallucinante en combo : le clavier ajoute bien 8h d’utilisation, ce qui fait qu’on la branche qu’une fois par semaine…
  • – La tablette très agréable à utiliser, qui fait jeu égal avec l’Iconia Tab A500

On voudrait que cela n’eût jamais existé :

  • – Les finitions de la partie tablette sont un brin en dessous de ce que propose la concurrence, on sent un peu de jeu entre les différents éléments
  • – Honeycomb manque cruellement d’applications qui auraient pu sublimer l’usage du clavier
  • – Le Tegra 2 a, certes, dû être tweaké, mais on ne peut toujours pas lire de vidéos en 1080p high-profile
  • – …
  • – … non vraiment je vois pas
  • – … un peu plus de fluidité et de maturité pour l’OS ? C’est vrai…
  • – Vivement la Transformer 2 et Ice Cream Sandwich !

La tablette tactile Asus EeePad Transformer 16 Go + dock est disponible chez notre partenaire LDLC pour 498,95€. Le modèle sans dock 16 Go est également en stock pour 397,95 €€. Enfin, si vous en voulez toujours plus, l’Asus EeePad Transformer 32 Go + dock est aussi dans les rayons virtuels de la boutique et vous coûtera 598,96€. Si ce n’est pas l’élue de votre coeur, nous vous invitons à lire nos tests et à parcourir leur boutique dédiée aux tablettes.

Test : iPad 2

Avec l’iPad 2, Apple peaufine encore un peu plus le concept de tablette avec un modèle encore plus design, fin, léger et performant avec notamment quelques bonnes surprises du côté des accessoires.

iPad 2 Wi-Fi

Note :

Pour :
Plus réactif
Poids en baisse
Épaisseur réduite
Compatibilité avec FaceTime
Compatible avec l’adaptateur HDMI
Gyroscope à trois axes

Contre :
Qualité des deux caméras
SmartCover indispensable ?
Capacité de stockage limitée et non extensible

Les meilleurs prix :
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Il y a un an, Apple créait une nouvelle catégorie de produits avec son iPad. Neuf mois plus tard, la société californienne annonçait fièrement avoir vendu 15 millions d’unités, l’iPad devenant ainsi le produit le plus rapidement adopté de toute l’histoire, et pas simplement chez Apple. Cette nouvelle catégorie a trouvé une place chez les utilisateurs et s’est rapidement imposée comme la solution parfaite pour relever son courriel, surfer sur le web, jouer au jeu vidéo, lire des livres et des magazines ou encore regarder des films.

En 2011, Apple dévoile donc l’iPad 2 qui doit faire mieux que l’iPad de première génération et surtout disposer de sérieux arguments face à une concurrence plus présente. Avec un modèle plus léger, plus fin, plus puissant, et surtout proposé à partir de 489 euros, soit 10 euros de moins que l’iPad de première génération à sa sortie, les concurrents auront fort à faire. Voyons voir ce que l’iPad 2 a dans le ventre et ce qu’il propose de plus que le modèle original.

Une cure d’amaigrissement

Avec le temps, les produits Apple sont de plus en plus en fin et de plus en plus légers. L’iPad 2 n’échappe pas à cette règle. À première vue, les différences sont maigres entre les deux modèles et pourtant elle change clairement la prise en main et plus généralement l’expérience de la tablette.

Les boutons de l’iPad 2 placés sur la tranche « biseautée »

Ceux de l’iPad original et ses bords tranchants

Au niveau des chiffres, l’iPad 2 mesure 241,2 x 185,7 x 8,8 mm pour un poids de 601 grammes (613 grammes pour la version Wi-Fi + 3G). Le modèle Wi-Fi est plus léger de 79 grammes par rapport à l’iPad original et le modèle 3G plus léger de 117 grammes. Les dimensions sont presque identiques, mais l’iPad 2 gagne tout de même 0,4 mm en hauteur, 4 mm en largeur et surtout 4,6 mm d’épaisseur.

C’est évidemment les changements au niveau du poids et de l’épaisseur sont les plus marquants. Le passage de l’un à l’autre est palpable, même si l’iPad conserve son côté dense.

Afin de réduire l’épaisseur au minimum, Apple a complètement remodelé l’arrière de l’iPad. Le châssis du modèle original disposait de bords plats avec un arrière légèrement bombé. Ici, c’est tout simplement l’inverse puisque les bords sont biseautés et l’arrière de l’iPad 2 parfaitement plat. De ce fait, il tient beaucoup mieux en place sur une table par exemple. Comme sur l’iPod touch 4G, les boutons sont placés sur la tranche incurvée et ne sont donc pas visibles de face. Cela ne facilite d’ailleurs pas d’insertion du câble dock et il faut un petit temps d’adaptation avant de trouver le bon angle d’attaque.

Au final, ce nouveau design associé à la cure d’amaigrissement permet une meilleure prise en main de la tablette. Il faut bien dire qu’avec ses 700 grammes sur la balance, l’iPad original est plutôt fatigant à tenir à une main, d’autant plus que sa prise en main n’est pas vraiment des meilleures. L’iPad 2 corrige en partie ce problème, même si quelques grammes en moins ne seraient pas superflus. Il est toujours hors de question de tenir l’iPad 2 avec une seule main pendant de longues périodes, comme on pourrait le faire avec un eBook par exemple.

L’iPad 2 reste avant tout un iPad

Bien qu’il soit plus fin et plus léger, l’iPad 2 reste très proche physiquement de l’iPad original. Cet élément est probablement voulu par Apple qui a d’ailleurs également conservé la même façade sur tous les iPhone et iPod touch, un peu comme un signe distinctif. L’iPad 2 n’échappe donc pas à cette règle immuable et conserve son écran LCD IPS de 9,7 pouces affichant toujours une résolution de 1024 x 768 pixels. Le contour de l’écran est toujours là, indispensable pour attraper la tablette sans mettre les doigts sur l’écran, à la différence près que l’iPad 2 est disponible avec un contour d’écran noir ou blanc.

Au niveau de la connectique et des boutons, là encore rien de nouveau. Sur le dessus, le bouton d’allumage est toujours présent tout comme le connecteur minijack 3,5 mm et le micro a été déplacé au centre de l’iPad. Sur le côté droit, on retrouve l’interrupteur permettant le verrouillage de la rotation de l’écran ou la mise en silence (une option permet de choisir l’un ou l’autre dans les réglages), et les boutons de réglage du volume. Le bouton d’accueil en façade est toujours présent, tout comme le connecteur dock à la base de l’iPad. Comme sur l’iPad de première génération, le modèle 3G dispose d’un insert en plastique sur la partie arrière afin d’améliorer la réception des réseaux cellulaires et d’un emplacement sur la tranche gauche afin d’insérer la carte MicroSIM. Notons que le connecteur jack est toujours compatible avec les écouteurs avec télécommande et micro d’Apple et des autres fabricants. Le micro peut alors être utilisé lors de conversation FaceTime, par les logiciels de VoIP ou encore pour le contrôle vocal (en restant appuyé sur le bouton d’accueil ou le bouton principal de la télécommande). Enfin, l’accéléromètre est toujours présent et il est complété par un gyroscope numérique à trois axes déjà présent sur l’iPhone 4 et l’iPod touch 4G.

Un processeur Dual Core

Outre l’aspect physique remanié, l’iPad 2 embarque également un tout nouveau processeur : l’Apple A5. La société n’aime pas vraiment communiquer sur les caractéristiques techniques de ses produits et préfère mettre en avant la fluidité et la réactivité de l’ensemble, mais l’arrivée de sérieux concurrents oblige Apple à être un peu plus transparent. Le processeur Apple A5 est donc une version Dual Core de l’Apple A4, concrètement, la puce embarque deux processeurs ARM cadencés à 1 GHz et également deux fois plus de mémoire vive : 512 Mo contre seulement 256 pour l’iPad original. La vitesse du bus a également été doublée avec un passage de 100 à 200 MHz.

Le processeur disposant de deux coeurs, Apple affirme que la puissance brute est multipliée par deux. Cependant, comme beaucoup d’entre vous ont pu le constater sur les ordinateurs de bureaux, certaines applications n’exploitent pas les coeurs additionnels et se contentent d’utiliser un seul coeur. En d’autres termes, si les logiciels n’exploitent pas le second coeur, cette puissance ne sert strictement à rien.

Le processeur central n’est pas le seul à avoir évolué puisque la partie graphique a été également mise à jour. Apple affirme qu’elle est jusqu’à 9 fois plus performante que celle de l’iPad, sans rentrer dans les détails. L’iPad 2 embarquerait une puce graphique PowerVR SGX 543MP2, elle aussi Dual Core, affichant 70 millions de polygones et deux milliards de pixels par seconde, toujours à une fréquence de 200 MHz, soit une puissance brute quatre fois supérieure à celle du premier iPad dont le PowerVR SGX 535 avec un seul coeur se limitait à 28 millions de polygones et de 500 millions de pixels par seconde avec la même fréquence de fonctionnement.

L’iPad 2 est incontestablement plus rapide que le modèle original. En revanche, il est difficile de savoir si cela tient plus du processeur central ou de la carte graphique, mais les deux participent bien évidemment à cette sensation de fluidité, de réactivité et de rapidité.

Sunspider Startup nytimes.com
iPad 2 3G 2.1 26 8
iPad 1 3G 3.3 34 16
iPad 1 Wi-Fi (iOS 4.2.1) 8.1 25 14
iPhone 4 4.0 46 16
iPhone 4 (iOS 4.2.1) 10.1 36 16

Les meilleurs résultats sont en gras. Les résultats sont en secondes, les chiffres les plus faibles sont donc les meilleurs.

L’iOS 4.3 fait notamment partie des améliorations avec un nouveau moteur JavaScript pour Safari mobile qui permet d’afficher plus rapidement les pages. Cette nouveauté , tous les derniers périphériques iOS (iPhone 3GS, iPhone 4, iPod touch 3G et 4G et l’iPad 1) en bénéficient. Mais l’iPad 2 fait encore mieux avec par exemple un résultat de 2,1 secondes au test JavaScript SunSpider contre seulement 3,3 secondes pour l’iPad original lui aussi équipé d’iOS 4.3. Avec l’iOS 4.2.1, l’iPad original n’affichait qu’un score de 8,1 secondes.

Importation20 photos RAW Importation20 photos JPEG ExportationiMovie
iPad 2 64 Go Wi-FI + 3G 45 20 56
iPad 1 64 Go Wi-Fi + 3G 63 29 87

Les meilleurs résultats sont en gras. Les résultats sont en secondes, les chiffres les plus faibles sont donc les meilleurs.

L’iPad 2 est également plus rapide concernant les tâches courantes. Ainsi le lancement de GarageBand s’effectue par exemple en 5 secondes contre 7 secondes pour le précédent modèle. De même, l’exportation d’une chanson vers un courriel se fait en 22 secondes contre 25 sur l’iPad 1. L’importation d’un projet depuis met seulement 27 secondes sur l’iPad 2 et 52 secondes sur l’iPad 1.

Idem pour l’importation de photos via le kit de connexion. L’iPad 2 permet l’importation de 20 photos au format RAW en moins de 45 secondes contre 63 secondes pour l’ancien modèle. Pour 20 photos JPEG, il faut compter 20 secondes sur l’iPad 2 et 29 secondes sur l’iPad 1.

En comparant l’exportation 720p vers la bibliothèque sous iMovie d’un iPad 2 et d’un iPhone 4, on mesure facilement la différence de performances. L’iPad 2 réalise l’opération en 56 secondes contre 87 secondes pour l’iPhone 4. (iMovie n’est pas officiellement compatible avec l’iPad original).

Test Egypt Test Egypt avec FSAA Test Pro Test Pro avec FSAA
iPad 2 64 Go Wi-Fi + 3G 45,6 45,2 57,7 57,0
iPad 1 64 Go Wi-Fi + 3G 8,1 6,4 17,6 13,6
iPhone 4 10,0 7,9 19,8 15,5

Les meilleurs résultats sont en gras. Les chiffres correspondent ici au nombre d’images affichées par seconde.

Enfin, les tests sous GLBenchmark qui se concentrent sur la partie graphique enfoncent encore un peu plus le clou avec des chiffres impressionnants pour l’iPad 2. Sur l’ensemble des tests, l’iPad 2 affiche plus de 45 images par secondes alors que l’iPad original et l’iPhone 4 ne dépassent pas les 10 images par seconde sous le test Egypte et 20 images par secondes pour le test Pro.

L’iPad 2 est actuellement le plus rapide des périphériques iOS, et de très loin. Ce n’est pas simplement des chiffres, l’iPad est également plus réactif que son prédécesseur, un peu comme lors du passage de l’iPhone 3G à l’iPhone 3GS, la différence est sensible, mais bien réelle et il est difficile de faire machine arrière une fois que l’on a utilisé l’iPad 2 pendant quelques jours.

La visioconférence s’invite sur l’iPad

Lors de la présentation de l’iPad original en janvier 2010, Apple n’avait alors pas encore introduit son système de visioconférence FaceTime, inauguré avec l’iPhone 4 au mois de juin suivant. Depuis, l’iPod Touch 4G a hérité de deux caméras permettant une compatibilité parfaite avec FaceTime et les Mac ont hérité du logiciel FaceTime qui permet d’effectuer des appels vidéo avec les iPhone 4, les iPod touch 4G et les autres Mac. C’est donc logiquement que l’iPad 2 embarque deux caméras permettant également les appels FaceTime.

Loin d’être impressionnant en terme de qualité, les capteurs utilisés sont les mêmes que sur l’iPod touch 4G. Le capteur en façade se contente d’une résolution de 640 x 480 pixels (VGA) et supporte mal les endroits sombres avec beaucoup de bruit apparent alors que celui de l’arrière n’est pas vraiment meilleur avec ses 0,7 mégapixels. Soyons clair, les deux capteurs sont quasiment inutilisables pour prendre des photos. En revanche, pour ce qui est de la visioconférence via FaceTime, ils remplissent très bien leur rôle.

Une photo prise avec le capteur arrière de l’iPad 2

IMG_2068.JPG

details-iPad-2 details-iPhone-5

Gros plan sur une partie de l’image : iPad 2 à gauche et iPhone 4 à droite

Le capteur arrière permet également d’enregistrer des vidéos HD 720p. La qualité est là encore toute relative, même si c’est meilleur que les photos. En extérieur, la qualité est correct, mais cela se complique fortement dès que la lumière se fait moins présente. De plus, le format de l’iPad n’en fait pas le périphérique le plus agréable pour filmer une scène.

Les caméras seront donc principalement utilisées pour les conversations FaceTime et pour enregistrer des films de manière ponctuelle en extérieur.

Autonomie et temps de recharge

Afin de comparer l’autonomie des deux modèles d’iPad, nous avons lancé une vidéo en plein écran avec la luminosité au maximum, le volume au minimum et le Wi-Fi connecté à un réseau sans fil. L’iPad original a tenu ici 490 minutes alors que l’iPad s’est mis en veille au bout de 504 minutes.

Malgré sa taille de guêpe, son poids réduit et son processeur plus véloce, l’iPad 2 s’offre donc une autonomie équivalente à celle du premier modèle. La différence peut ici s’expliquer par l’année passée avec l’iPad de première génération qui joue probablement sur la capacité générale de la batterie.

Apple annonce une autonomie de 10 heures en naviguant sur Internet via le Wi-Fi, regardant des films et écoutant de la musique. Nous n’avons pas testé l’iPad pendant 10 heures d’affiler, mais nous pouvons affirmer que l’iPad 2 tient au mois 8 à 9 heures en usage courant, certaines applications comme iMovie, GarageBand ou encore certains jeux étant plus gourmandes que d’autres.

Au niveau de la recharge, l’iPad 2 est très proche de l’iPad original avec une recharge complète bouclée en 250 minutes contre 256 minutes pour l’iPad original.

Les différentes versions

L’iPad 2 est maintenant décliné en 12 modèles différents. Les modèles Wi-Fi et Wi-Fi + 3G disponibles avec une façade noire ou blanche et en trois capacités : 16, 32 ou 64 Go.

  • iPad 2 Wi-Fi 16 Go : 489 euros
  • iPad 2 Wi-Fi 32 Go : 591 euros
  • iPad 2 Wi-Fi 64 Go : 693 euros
  • iPad 2 Wi-Fi + 3G 16 Go : 609 euros
  • iPad 2 Wi-Fi + 3G 32 Go : 711 euros
  • iPad 2 Wi-Fi + 3G 64 Go : 813 euros

ipad-2-noir-blancipad-2-wifi-3G

Noir ou blanc, Wi-Fi ou Wi-Fi +3G, 16, 32 ou 64 Go

Vous l’aurez remarqué, l’iPad 2 n’est pas plus cher que l’iPad original et Apple a même baissé le prix de l’iPad Wi-Fi 16 Go de 10 euros. L’iPad original n’est d’ailleurs plus proposé dans les boutiques, mais Apple le commercialise toujours dans sa boutique de produits reconditionnés à partir de 340 euros, ce qui peut-être une bonne affaire pour ceux qui veulent goûter à l’expérience iPad à moindres frais.

Des accessoires intelligents…

L’une des stars de la présentation de l’iPad 2, c’est bien évidemment le SmartCover, une « couverture intelligente » conçue en même temps que la deuxième génération de tablette Apple. Conséquence directe, cette housse dispose de pas mal d’astuce très pratique. Ainsi, le SmartCover se place automatiquement sur l’iPad 2 grâce à un système complexe d’aimants. La charnière se positionne au millimètre près sur le côté gauche de l’iPad et la couverture se place juste au dessus de l’écran. Ce système ingénieux permet de retirer et de remettre facilement la couverture afin d’utiliser facilement un iPad sur une station d’accueil par exemple. Autre avantage du SmartCover, il est permet dès l’ouverture d’allumer et de déverrouiller l’iPad 2, ce qui permet d’utiliser la tablette de manière instantanée. Inversement, le repli de la couverture éteint l’écran et verrouille l’iPad 2. Enfin, le SmartCover permet également de surélever l’iPad 2 à l’horizontale afin de faciliter la frappe au clavier et de le maintenir à la verticale pour regarder un film par exemple.

overview_smartcover_gallery2_20110302

À côté de l’iPad 2, Apple propose également un adaptateur AV numérique qui autorise la connexion de l’iPad à une télévision HD ou encore un projecteur HD via un câble HDMI. Le câble recopie l’intégralité de ce qu’affiche l’écran de l’iPad 2 : l’écran d’accueil ainsi que toutes les applications.

Pour finir, un dock pour iPad 2 est également disponible. Il permet de maintenir l’iPad 2 en mode portrait, de le charger et de le synchroniser. Une sortie audio est toujours présente à l’arrière du dock qui permet de brancher son iPad 2 à des enceintes ou à un amplificateur.

Apple ne propose plus le clavier dock pour iPad dont le modèle original est d’ailleurs en fin de vie. Les deux iPad sont assez différents pour que les accessoires ne soient pas parfaitement compatibles. Ainsi, s’il est possible d’utiliser le dock pour iPad original et le dock avec clavier sur l’iPad 2, il reste encore un peu de jeu et la tablette n’est pas parfaitement maintenue. Concernant le clavier, la seule solution proposée par Apple est maintenant le clavier Bluetooth.

Les petits plus d’iOS 4.3

IMG_0053.PNGLe système d’exploitation iOS 4.3 intègre un nouveau moteur JavaScript pour Safari Mobile qui permet d’améliorer énormément les performances sur le web, notamment l’affichage des pages complexes, nous l’avons vu au début de l’article en comparant les performances de l’iPad original sous iOS 4.2.1 puis iOS 4.3. L’une des grosses nouveautés d’iOS 4.3 est la possibilité d’accéder à la bibliothèque partagée iTunes depuis son iPad et de lire les morceaux de musique ou les vidéos en streaming sur le réseau local.

Du côté d’AirPlay, le système a été amélioré et permet désormais d’envoyer les vidéos personnelles vers l’Apple TV, ainsi que de générer des diaporamas avec des photos. Les développeurs pourront également intégrer AirPlay au sein de leurs applications, ce qui devrait rapidement étendre les possibilités d’AirPlay.

Il est désormais possible de choisir la fonction de l’interrupteur à deux positions de l’iPad : couper le son ou bloquer l’orientation de l’écran.

Enfin, spécialement pour l’iPad 2, Apple a rajouté le logiciel PhotoBooth qui permet d’appliquer des effets aux caméras en temps réel et d’en tirer une photo. Neuf effets sont disponibles : caméra thermique, miroir, Rayon X, Kaléidoscope, Tunnel lumineux, Compression Tournoiement et Étirement.

iMovie et GarageBand

Pour la sortie de l’iPad 2, Apple a également porté deux applications de sa suite iLife sur la tablette : iMovie et GarageBand. L’application de montage vidéo est uniquement compatible avec l’iPad 2 alors que GarageBand peut s’installer sur les deux générations d’iPad. Les deux logiciels montrent tout le potentiel de l’iPad. Avec l’iPad original, Apple avait sorti Keynote, Pages, et Numbers, les logiciels de sa suite bureautique, envoyant un message disant que la tablette pouvait également être utilisée pour travailler. Avec l’iPad 2, Apple a dévoilé deux logiciels créatifs envoyant alors un nouveau message annonçant que la tablette pouvait également être utilisée pour créer des morceaux de musique ou bien encore des films.

overview_garageband_20110302

overview_imovie_20110302

Malgré leur réussite, les deux applications souffrent d’un mal reconnu d’iOS : l’impossibilité de faire circuler librement les fichiers. Pour transférer un projet iMovie réalisé sur l’iPhone 4 ou l’iPod touch 4G vers l’iPad 2, il faut enregistrer le projet sur son Mac en passant par iTunes puis l’importer sur l’iPad 2 toujours via iTunes. Il est temps qu’Apple facilite la communication entre les périphériques iOS et les applications. Peut-être pour la prochaine mise à jour majeure d’iOS ?

Faut-il craquer pour l’iPad 2 ?

overview_facetime_20110302Évidemment, tous les possesseurs d’iPad original sont tentés par la nouvelle version de la tablette, mais la question reste de savoir s’il faut abandonner sa chère tablette pour l’iPad 2. Bien que la deuxième génération de tablette soit plus fine, plus légère et plus puissante, elle reste une simple évolution de l’iPad de première génération et ne révolutionne pas vraiment l’usage que l’on fait d’une tablette. Ainsi, on peut clairement conseiller aux possesseurs d’iPad original de conserver leur tablette encore un an, d’autant plus s’ils disposent d’un nombre d’accessoires conséquents incompatibles avec l’iPad 2. Sauf si…

Vous êtes un utilisateur de FaceTime et des logiciels de visioconférence, l’iPad 2 pourrait alors s’imposer face à un iPhone 4 ou un iPod touch 4G dont l’écran est beaucoup plus petit. Pour la petite histoire, mes parents ont craqué pour l’iPad 2 tout simplement pour voir leur petite fille en plus grand… Ils ont donc revendu leur iPad original et pour quelques euros de plus, ils ont acheté le modèle d’entrée de gamme qui suffit largement à leur besoin.

Les amateurs de présentation peuvent également opter pour l’iPad 2 dont l’association avec l’adaptateur AV numérique permet désormais d’effectuer des présentations et même d’utiliser des applications directement sur un écran externe.

Conclusion

overview_design_20110302Loin d’être une révolution, l’iPad 2 permet tout de même d’améliorer l’expérience générale de la tablette Apple. Les bords plus fins et le poids réduit de près de 100 grammes permettent une meilleure prise en main alors que le nouveau processeur à deux coeurs apporte un réel plus au niveau de la réactivité. Le SmartCover simplifie encore l’utilisation de la tablette et la sortie HDMI grâce à l’adapteur AV numérique apporte une fonctionnalité longtemps attendue, même s’il faut toujours passer par un adaptateur.

Les concurrents auront donc fort à faire pour rivaliser avec l’iPad 2. En effet, Apple sort là une tablette exempte des principaux défauts du modèle original (poids, épaisseur, vitesse, HDMI, caméra) tout en conservant le même prix, les mêmes fonctionnalités et surtout une autonomie de 10 heures. Évidemment, l’App Store et ses 60 000 applications dédiées à l’iPad, dont quelques très bonnes créations, compliquent encore un peu plus la tâche des concurrents.

L’iPad 2 reste actuellement la meilleure tablette du marché grâce à une prestation globale tout simplement inégalée en termes de performances, d’autonomie, de design et d’offre logiciel. Il serait temps que la concurrence se réveille.

2 commentaires pour Asus EeePad Transformer vs Ipad 2

  1. fichier email dit :

    Salut. Cet article est très utile. Bon courage!

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